Dans cet article de l’usine nouvelle du 26/11/09 est évoqué le don en nature aux associations humanitaires.
Cette pratique plutôt courante dans l’agroalimentaire, médicament ou textile est loin d’être généralisée dans les autres secteurs, notamment l’univers de la grande consommation.
Les principales raisons sont la peur des industriels de dévaloriser les produits qui passeraient par les réseaux des associations humanitaires et une production (généralement) en flux tendu.
I Sélection des volumes pouvant être mis à disposition :
* fin de collection, promotions, produits arrêtés
* changement de packaging
* sur-stocks
* ….
II Sélection des partenaires
* locaux pour des dons ponctuels,
* avec une convention de partenariat (nationale) pour des dons réguliers avec des volumes plus conséquents,
* nécessité dans un 1er temps de comprendre les besoins et mode de fonctionnement des associations (effectif, capacité de stockage….).
III Suivi des produits
* responsabilité juridique de l’association (assurance responsabilité civile) à la réception des produits
* responsabilité de l’industriel en cas d’alerte sanitaire (être en mesure de rappeler les produits)
* conservation des preuves de dons pendant au moins 3 ans
* bilan (annuel par exemple) pouvant être inclus dans les conventions de partenariat, pour assurer le suivi – pas de revente ou d’atteinte à l’image, ….
IV Une solution financièrement (la plus) neutre possible (en comparaison au déstockage ou destruction)
* Dispositif incitatif avec une déduction fiscale de 60% du prix du produit (valeur stock) – limite de 5 pour mille du CA – report possible sur 5 exercices
concerne également le stockage & livraison
* Demande aux associations de participer (par ADN, par exemple) aux frais (manutention, stockage…5% du prix détail produit environ)
* meilleure image de marque interne et externe
V Quelques précautions à prendre :
* notice d’utilisation et si possible emballage d’origine, fournies avec les produits non alimentaires
* marge par rapport à la date limite de consommation (ou d’utilisation) pour les produits alimentaires (72 heures selon le guide des bonnes pratiques de l’aide alimentaire de l’
Ania - Association nationale des industries alimentaires))
* traduction (sommaire) en cas d’emballage en langue étrangère
* nomination d’une personne en charge du projet (PDG, directeur industriel pour les PME, directeur de communication, du développement durable dans les grands groupes….), notamment vis-à vis des exigences de traçabilité et d’efficacité logistique
Pour en savoir plus :
*
ADN (Agence du Don en Nature), &
Tulipe (pour les entreprises du médicament) , intermédiaires logistiques entre les entreprises et les associations, fondée pour professionnaliser le don de produit