La start-up française
Ennesys propose une nouvelle technologie en matière d’architecture verte, consistant à « produire de l’énergie en dépolluant les eaux usées », sans utiliser de surface au sol.
Dans un photoréacteur où circule hermétiquement un mélange de déchets issus des toilettes et des décharges, des algues destinés à les dévorer se reproduisent à grande vitesse sous l’effet de la lumière.
En recouvrant de grands bâtiments avec ses panneaux, qui jouent également le rôle de boucliers thermiques, Ennesys assure pouvoir réduire d’au moins 80% leur consommation d’énergie dite primaire (hors occupants) et de 80% leur consommation en eau, ce qui représente des économies importantes sur le plan financier.
10 000 m2 de panneaux d’Ennesys produisent environ 150 tonnes d’algues par an, rendant à leur tour 70 tonnes d’huile, un biocarburant qui peut être utilisé par exemple dans un générateur, les résidus secs étant eux brûlés pour la production d’électricité ou de chaleur.
L’eau propre à 99,9% ainsi obtenue peut, elle, alimenter les chasses d’eau, qui représentent la majeure partie de la consommation des bureaux.
Avec son partenaire américain OriginOil, Ennesys va installer un démonstrateur sur les murs de ses propres locaux, dans l’espoir de décrocher ses premiers contrats.
Ennesys vise le marché de l’immobilier neuf, sachant qu’à partir de 2020, tous les bâtiments inaugurés devront produire plus d’énergie primaire qu’ils n’en consomment. Au sein de la société, on explique que les promoteurs doivent s’y prendre dès maintenant pour pouvoir être aux normes.