Treize entreprises ont signé débit juillet à Paris un protocole d'accord en vue de créer le consortium
Transgreen:
EDF, RTE, Alstom, Areva, Nexans, Prysmian, Atos Origin, Caisse des Dépôts Infrastructure, Agence française de développement, Véolia, Siemens, Abengoa Solar (Madrid), Taqa Arabia (Le Caire) .
Première étape de cette initiative industrielle : l'étude de la faisabilité d'un réseau de câbles sous-marins pour interconnecter les réseaux électriques à l’échelle méditerranéenne : Algérie - Espagne et Sardaigne, Tunisie et Lybie - Italie, Egypte - Grèce.
À l'heure actuelle, un seul câble de courant alternatif de 1 400 MW relie l'Afrique à l'Europe via le détroit de Gibraltar.
Le projet
Transgreen s'inscrit dans le cadre du Plan Solaire Méditerranéen qui prévoit la construction de capacités de production d'électricité de source renouvelable notamment solaire, de 20 gigawatts (GW) à horizon 2020.
Les cables sous-marins devraient avant tout acheminer vers le Nord, d’ici plusieurs années, une partie de l’électricité (5 GW environ) générée dans le contexte de
Desertec. Cet autre projet consiste à construire des centrales solaires dans le désert, notamment en plein Sahara, destinées aux populations locales et à la consommation des Européens.
Le consortium Transgreen, dont les statuts devront être définis d'ici la fin du mois de juillet, va devoir élaborer le schéma directeur du projet, régler les questions réglementaires, développer les coopérations techniques et technologiques.
Son objectif est d'attirer des financements pour mettre en marche le projet dont le coût atteindrait 8 milliards d'euros pour les liaisons électriques.
Les premières centrales solaires quant à elles pourraient voir le jour au Maroc dans le cadre du Plan Solaire Marocain (construction d'une capacité de production électrique utilisant l'énergie solaire de 2GW entre 2015 et 2019).
À terme, le réseau électrique sous-marin pourra transporter dans les deux sens de l'électricité qu'elle soit solaire, nucléaire ou d'origine fossile.